Le pétrarquisme est un type de poésie qui veut imiter la poésie de Pétrarque, poète italien du XIVe siècle.
Le pétrarquisme a des thèmes relevant de la galanterie mondaine et d'une passion amoureuse inquiète. Le poète a une conception chrétienne et chevaleresque de l'objet de sa passion. Dans le style il se marque par l'emploi généralisé des métaphores et des images souvent précieuses . Les œuvres ont la forme du sonnet ou de la canzone .
Une Accademia degli Umidi fut fondée par un groupe de jeunes marchands florentins en novembre 1540. Son but était d'offrir « une seconde chance à ces marchands qui n’ont pas eu accès à la culture classique ». Elle était consacrée à la poésie, à la philosophie puis aux sciences. Ses principaux fondateurs furent Niccolò Martelli, Luigi Tansillo, Annibal Caro et le Bronzino. Réunis autour de Giovanni Mazzuoli da Strada par une même admiration pour Dante et Pétrarque, une commune passion pour les lettres, leur but était de défendre l'utilisation de la langue florentine.
Placée au départ sous le simple patronage de Cosme Ier, elle passa sous sa coupe. Le grand-duc imposa statuts et membres, lieux de réunions et productions littéraires. Le 23 février 1541, elle changea son nom en Accademia Fiorentina o Società di Eloquenza, mais elle fut le plus souvent désignée sous celui de l'Accademia Fiorentina. Son premier secrétaire fut Anton Francesco Doni.
À la suite d'une rencontre entre Jacques Peletier du Mans et Joachim du Bellay, puis avec Pierre de Ronsard, l'idée d'un renouveau littéraire germa et prit tout d'abord le nom de « La Brigade ». Il allait donner naissance à la « Pléiade », réunissant sept poètes très influencés par Pétrarque qui allaient se retrouver dans une même démarche, celle de « La Défense et illustration de la langue française ».
Au même moment, dans tous les pays de langue d'oc, une renaissance littéraire se fit aussi sous l'influence du pétrarquisme avec le gascon Pey de Garros (1525-1583), le provençal Bellaud de la Bellaudière (1543-1588) et le languedocien Auger Galhard (1540-1593). Il faut également compter parmi les adeptes du pétrarquisme le lyonnais Maurice Scève (1501-1564), à qui l'on a attribué de son temps la découverte du Tombeau de Laure.
Parmi les recueils de sonnets de la Renaissance anglaise imprégnés des réminiscences de Pétrarque, on peut citer Astrophil and Stella de Philip Sidney, composé vers 1582 et publié en 1591, exprimant la rébellion de l'amant et du poète contre les conventions du pétrarquisme. En 1594, Michael Drayton publie Idea’s Mirrour, et en 1595 Edmund Spenser, traducteur de Pétrarque, publie Amoretti. Un recueil de sonnets de William Shakespeare est publié plus tardivement, en 1609. En 1621, une poétesse, Mary Wroth, publie elle aussi un recueil de sonnets, Pamphilia to Amphilanthus, en annexe de The Countess of Mongomery’s Urania, un roman à clef qui fait scandale.
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